CHATEAU DE MONTEMOR O VELHO : un peu d'histoire...
Montemor, dont l'origine remonte à l'âge de Bronze, fut occupée par les Romains, les Wisigoths et les Maures jusqu'à la fin du 11e siècle. A cette époque, Montemor s'appelait « Munt Mallur ». Ensuite, les chrétiens la
baptisèrent « Monte Maior » (littéralement, « plus haute montagne » puis à l'époque de D. Sancho I, fut rajouté « O Velho » (« le vieux ») parce qu'une ville portant le même nom venait d'être conquise par les Maures, « Montemor-o-Novo » (le Jeune) dans la région de l'Alentejo.
baptisèrent « Monte Maior » (littéralement, « plus haute montagne » puis à l'époque de D. Sancho I, fut rajouté « O Velho » (« le vieux ») parce qu'une ville portant le même nom venait d'être conquise par les Maures, « Montemor-o-Novo » (le Jeune) dans la région de l'Alentejo.
Ce château représente la plus grande forteresse du Mondego et un
des plus grands du pays. Il a joué un rôle de la plus haute importance lors des reconquêtes des territoires maures. Les parties les plus anciennes sont les deux tours situées vers la Porte de N.D. du Rosario, datant du 13e siècle et les fondations de la Torre de Menagem avec des parties romaines, datant peut-être du Moyen-Age. A cela, il faut rajouter sa structure de base carrée incluant deux étages et des ouvertures ogivales (amis architectes, help! comment dit-on?). Le château actuel est le résultat d'une restructuration complète effectuée au 14ème siècle.
des plus grands du pays. Il a joué un rôle de la plus haute importance lors des reconquêtes des territoires maures. Les parties les plus anciennes sont les deux tours situées vers la Porte de N.D. du Rosario, datant du 13e siècle et les fondations de la Torre de Menagem avec des parties romaines, datant peut-être du Moyen-Age. A cela, il faut rajouter sa structure de base carrée incluant deux étages et des ouvertures ogivales (amis architectes, help! comment dit-on?). Le château actuel est le résultat d'une restructuration complète effectuée au 14ème siècle.
L'Eglise Santa Maria da Alcaçova a été créée en 1090, puis a subi des modifications durant les 12e et 13e siècles. Elle a entièrement a été refaite au début du 16ème siècle. L'Eglise actuelle est caractérisée par le style manuélin.
Pour terminer, c'est dans ce château que le roi Alphonso IV ordonna la mort de Inès de Castro, le 6 janvier 1355. En voici la légende...
A quoi ressemblait-elle, Inès de Castro ? Belle, sans doute, et dotée d'un "col de cygne", ardente, à coup sûr, et issue d'une grande famille castillane ; mais encore ? L'histoire n'a pas gardé d'image de la maîtresse du futur roi Pedro Ier du Portugal, assassinée en 1355 à Coimbra. C'est donc la légende, toujours flamboyante, qui s'est emparée de cet amour illégitime, violent, trempé dans la trahison, le sang et, finalement, la vengeance. La légende qui, comme chacun sait, se nourrit du désir de ceux qui l'écoutent, mais aussi des lieux où déambulèrent ses protagonistes, pour peu qu'ils aient résisté au passage du temps.
A Coimbra, où vécut la belle, c'est sur la rive gauche du Mondego, face à l'université baroque dont s'enorgueillit la cité, que l'on peut apercevoir les reliefs de cette liaison tumultueuse. La promenade dans les pas d'Inès et de Pedro garde un mystère et un romantisme incomparables....Elle commence, cette balade, dans le jardin d'un palais du XVIIIe siècle devenu hôtel, la Quinta das Lagrimas. En portugais, le mot lagrima signifie "larme", les pleurs d'Inès ayant donné leur nom à l'endroit. Tout au fond du parc, non loin d'une source pieusement recouverte d'un drôle de petit édifice, façon sanctuaire, jaillit la "fontaine des larmes", près de laquelle se rencontraient les amants. Et si l'eau qui s'écoule prend là des teintes rougeâtres, n'allez pas croire que la couleur naturelle des pierres y est pour quelque chose. Car c'est de sang qu'il s'agit, raconte-t-on, et quoi de plus logique ? Tout, dans cette histoire, n'est-il pas baigné de sang et de larmes ? A l'origine, pourtant, l'amour est la composante principale de cet épisode qui mobilise l'imagination des poètes : la passion folle de l'infant Pedro, fils du roi Alphonse IV, pour une très jeune cousine de sa femme, Inès de Castro, venue au Portugal dans la suite de la future reine, deviendra la maîtresse de Pedro, en dépit de l'opprobre et des tentatives de l'épouse légitime pour les séparer.
Pour communiquer, dit-on, les amants utilisaient le cours d'un petit canal (devenu le "canal des amours"), qui reliait la "source des larmes" au couvent voisin. Sur les eaux ténues de cette rigole, qui se perd entre les buis et les fougères, l'infant faisait naviguer des bateaux de bois chargés de billets doux. A l'époque, le canal approvisionnait en eau potable le couvent voisin de Santa Clara, où Inès avait trouvé refuge. Or ce beau bâtiment, qui combine les styles gothique et roman, est une sorte de miraculé de l'histoire : jusqu'en 1996, date à laquelle elle fut sauvée de la noyade par une formidable entreprise archéologique, l'église de Santa Clara n'était visible que de loin. Car l'eau n'a pas tardé à menacer ce couvent de clarisses, qui abritait le tombeau de la fondatrice. Dès la fin du XIV e siècle, les flots du Mondego s'infiltraient dans les soubassements, chassant progressivement les religieuses. L'église, dans laquelle on ne pouvait entrer qu'en barque jusqu'en 1996, se visite désormais à pied sec. C'est dans un palais situé en bordure de ce couvent qu'Inès de Castro fut décapitée sur ordre du père de son amant. Une muraille percée de deux fenêtres en ogive, quelques colonnes fracturées, des arbres qui poussent en travers des pierres, voilà tout ce qui reste.
Et il faut, là encore, imaginer les derniers instants de cette femme de 34 ans, tuée en l'absence de son amant. Exaspéré par l'influence de la famille castillane d'Inès sur son fils, Alphonse IV avait réuni des séides au château de Montemor-o-Velho, dont les donjons austères se dressent encore, à quelques kilomètres de Coimbra. De là partirent les assassins, dont le geste suscita la fureur de l'infant. Ivre de rage, il entra en guerre contre son père et se vengea cruellement des meurtriers. Quant à la femme de son coeur, il lui offrit une sépulture à la hauteur de son amour... et de sa fureur. Devenu roi, il fit transporter sa dépouille dans le monastère d'Alcobaça, au centre du Portugal, où un gisant splendide fut installé sous les voûtes. Mieux : dans un délire vengeur, celui qu'on appela par la suite "le Cruel" obligea sa cour à se déplacer pour baiser la main d'un cadavre vieux de plusieurs années. Aujourd'hui, plus de six siècles après, la belle Inès repose toujours dans son cercueil ouvragé, soutenu par des griffons de pierre. Certains, dit-on, possèdent un visage humain qui serait celui de ses assassins...
A Coimbra, où vécut la belle, c'est sur la rive gauche du Mondego, face à l'université baroque dont s'enorgueillit la cité, que l'on peut apercevoir les reliefs de cette liaison tumultueuse. La promenade dans les pas d'Inès et de Pedro garde un mystère et un romantisme incomparables....Elle commence, cette balade, dans le jardin d'un palais du XVIIIe siècle devenu hôtel, la Quinta das Lagrimas. En portugais, le mot lagrima signifie "larme", les pleurs d'Inès ayant donné leur nom à l'endroit. Tout au fond du parc, non loin d'une source pieusement recouverte d'un drôle de petit édifice, façon sanctuaire, jaillit la "fontaine des larmes", près de laquelle se rencontraient les amants. Et si l'eau qui s'écoule prend là des teintes rougeâtres, n'allez pas croire que la couleur naturelle des pierres y est pour quelque chose. Car c'est de sang qu'il s'agit, raconte-t-on, et quoi de plus logique ? Tout, dans cette histoire, n'est-il pas baigné de sang et de larmes ? A l'origine, pourtant, l'amour est la composante principale de cet épisode qui mobilise l'imagination des poètes : la passion folle de l'infant Pedro, fils du roi Alphonse IV, pour une très jeune cousine de sa femme, Inès de Castro, venue au Portugal dans la suite de la future reine, deviendra la maîtresse de Pedro, en dépit de l'opprobre et des tentatives de l'épouse légitime pour les séparer.
Pour communiquer, dit-on, les amants utilisaient le cours d'un petit canal (devenu le "canal des amours"), qui reliait la "source des larmes" au couvent voisin. Sur les eaux ténues de cette rigole, qui se perd entre les buis et les fougères, l'infant faisait naviguer des bateaux de bois chargés de billets doux. A l'époque, le canal approvisionnait en eau potable le couvent voisin de Santa Clara, où Inès avait trouvé refuge. Or ce beau bâtiment, qui combine les styles gothique et roman, est une sorte de miraculé de l'histoire : jusqu'en 1996, date à laquelle elle fut sauvée de la noyade par une formidable entreprise archéologique, l'église de Santa Clara n'était visible que de loin. Car l'eau n'a pas tardé à menacer ce couvent de clarisses, qui abritait le tombeau de la fondatrice. Dès la fin du XIV e siècle, les flots du Mondego s'infiltraient dans les soubassements, chassant progressivement les religieuses. L'église, dans laquelle on ne pouvait entrer qu'en barque jusqu'en 1996, se visite désormais à pied sec. C'est dans un palais situé en bordure de ce couvent qu'Inès de Castro fut décapitée sur ordre du père de son amant. Une muraille percée de deux fenêtres en ogive, quelques colonnes fracturées, des arbres qui poussent en travers des pierres, voilà tout ce qui reste.
Et il faut, là encore, imaginer les derniers instants de cette femme de 34 ans, tuée en l'absence de son amant. Exaspéré par l'influence de la famille castillane d'Inès sur son fils, Alphonse IV avait réuni des séides au château de Montemor-o-Velho, dont les donjons austères se dressent encore, à quelques kilomètres de Coimbra. De là partirent les assassins, dont le geste suscita la fureur de l'infant. Ivre de rage, il entra en guerre contre son père et se vengea cruellement des meurtriers. Quant à la femme de son coeur, il lui offrit une sépulture à la hauteur de son amour... et de sa fureur. Devenu roi, il fit transporter sa dépouille dans le monastère d'Alcobaça, au centre du Portugal, où un gisant splendide fut installé sous les voûtes. Mieux : dans un délire vengeur, celui qu'on appela par la suite "le Cruel" obligea sa cour à se déplacer pour baiser la main d'un cadavre vieux de plusieurs années. Aujourd'hui, plus de six siècles après, la belle Inès repose toujours dans son cercueil ouvragé, soutenu par des griffons de pierre. Certains, dit-on, possèdent un visage humain qui serait celui de ses assassins...
COIMBRA...un peu d'histoire...
Le nom français de la ville est « Coïmbre ». Attestée depuis le haut Moyen Âge, cette appellation connait de plus en plus la concurrence du toponyme « Coimbra », imposé par la pratique de l'immigration lusophone.
Les Romains baptisèrent la ville Æminium. Plus tard, en même temps que l'augmentation de la population, elle (re)prend le nom Conimbriga. En 711, les Maures atteignent la Péninsule Ibérique et Coimbra ne fut pas oubliée et devient un important entrepôt commercial entre le nord chrétien et le sud arabe, avec une forte communauté moçarabe.
En 1064, la cité est définitivement reprise par Fernand Le Gros de León. Coimbra renaît et devient la cité la plus importante du sud du rio Douro. Avec le comté de Portugal, le comte Henrique et la reine Thérèse de León en font leur résidence et le futur premier roi de Portugal Alphonse Henriques, naîtra à l'abri de ses murailles. Le roi en fit la première capitale du pays ce qu'elle restera jusqu'en 1255 quand Lisbonne deviendra capitale.
Au XIIe siècle, Coïmbre présentait déjà une structure urbaine, divisée entre la cité haute désignée par Alta ou Almedina où vivaient les aristocrates, le clergé et, plus tard, les étudiants. Dans la cité basse (Baixa) nous trouvons le commerce, les artisans et les quartiers pauvres.
Les Romains baptisèrent la ville Æminium. Plus tard, en même temps que l'augmentation de la population, elle (re)prend le nom Conimbriga. En 711, les Maures atteignent la Péninsule Ibérique et Coimbra ne fut pas oubliée et devient un important entrepôt commercial entre le nord chrétien et le sud arabe, avec une forte communauté moçarabe.
En 1064, la cité est définitivement reprise par Fernand Le Gros de León. Coimbra renaît et devient la cité la plus importante du sud du rio Douro. Avec le comté de Portugal, le comte Henrique et la reine Thérèse de León en font leur résidence et le futur premier roi de Portugal Alphonse Henriques, naîtra à l'abri de ses murailles. Le roi en fit la première capitale du pays ce qu'elle restera jusqu'en 1255 quand Lisbonne deviendra capitale.
Au XIIe siècle, Coïmbre présentait déjà une structure urbaine, divisée entre la cité haute désignée par Alta ou Almedina où vivaient les aristocrates, le clergé et, plus tard, les étudiants. Dans la cité basse (Baixa) nous trouvons le commerce, les artisans et les quartiers pauvres.
Depuis la moitié du XVIe siècle, l'histoire de la ville s'assimile à l’histoire de son université. Ce n'est qu'à partir du XIXe siècle que l’occupation dépasse les fortifications qui disparaîtront avec les réformes du Marquis de Pombal.
Durant la première moitié du XIXe siècle, l’occupation par les troupes françaises avec Masséna et Junot et puis l’extinction des ordres religieux marquèrent une période difficile pour la ville. Cependant, la seconde moitié du siècle vit une récupération en 1856, arriva le télégraphe et l’illumination au gaz ; en 1864, c’est l’inauguration du chemin de fer.
Durant la première moitié du XIXe siècle, l’occupation par les troupes françaises avec Masséna et Junot et puis l’extinction des ordres religieux marquèrent une période difficile pour la ville. Cependant, la seconde moitié du siècle vit une récupération en 1856, arriva le télégraphe et l’illumination au gaz ; en 1864, c’est l’inauguration du chemin de fer.
C’est à Coimbra que fut construite la première université portugaise, l'université de Coïmbre. Elle compte parmi les plus anciennes avec la Sorbonne, Bologne, Oxford ou Salamanque. La ville reste peuplée d’énormément d’étudiants venus de tout le Portugal faire leurs études ici. Il y a beaucoup de rituels et de traditions étudiantes, comme celle appelée la « praxe ». Le costume traditionnel des étudiants : un complet noir pour les garçons, un tailleur noir pour les filles, tout cela avec une cravate et une cape noires.
À 200 km de Lisbonne et à 100 km de Porto, elle est arrosée par le rio Mondego. Elle a été la capitale nationale de la culture en 2003.
Cité monumentale aux rues étroites, places, escaliers et arcs médiévaux. Coïmbre fut le lieu de naissance des six premiers rois du Portugal.
Cité monumentale aux rues étroites, places, escaliers et arcs médiévaux. Coïmbre fut le lieu de naissance des six premiers rois du Portugal.
Vous pourrez retrouver mes albums contenant les photos de Montemor-o-Velho et de Coimbra sur
Aux photos de cet été 2007 j'ai rajouté quelques photos de l'été 2006 pour présenter une vue d'ensemble de ces lieux!
Bonne découverte du pays de mes ancêtres...
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